Pas de tambour Ă 4 heures du matin! Ouf!
DĂ©part 08h30 pour le marchĂ© permanent de Luang Prabang, essentiellement alimentaire, oĂč toute la faune et la flore du pays est reprĂ©sentĂ©e car au Laos (comme au Vietnam) tout se mange. Du bĆuf đ„© Ă lâĂ©cureuil, de la grenouille au porc, et quand je dis tout, câest tout lâanimal, car rien ne se perd, liquides viscĂ©raux compris (dont la bile). VĂ©gĂ©taux idem, que ce soit directement comme aliments, ou juste pour donner du goĂ»t comme lâĂ©corce. Tous les modes de conservation y passent, sĂ©chĂ©s, fumĂ©s, fermentĂ©s et les poissons sont prĂ©sentĂ©s vivants dans des gamelles avec 10 cm dâeau. Quant aux immenses rayons boucherie, oubliez tout ce que vous avez appris en matiĂšre dâhygiĂšne alimentaire! Tout se cĂŽtoie, abats, viscĂšres, tĂȘtes, oreilles, queue Ă cĂŽtĂ© des morceaux nobles et de quelques grenouilles, Ă©cureuils et petits oiseaux Ă©garĂ©sâŠmais on peut aussi ne sortir du marchĂ© quâavec quelques tomates, des concombres, des aubergines et courgettes, un petit filet mignon et des mangues pour un menu tout frais occidental!
Puis on reprend la route pour le village de Ban Na Houne, village de lâethnie Hmong (villages de montagne) oĂč nous nous sommes essayĂ©s, comme de parfait touristes, Ă lâĂ©grenage du coton, son cardage et son filage, pour ensuite nous familiariser un peu plus avec cette culture de la deuxiĂšme ethnie du Laos (la troisiĂšme Ă©tant les Khamu des plateaux). Ils ne sont pas boudhistes mais animistes et polygames (non non non, ne me faites pas dire ce que je nâai pas dit, aĂŻe, non, pas sur la tĂȘte Brigitte!).
AprĂšs ces aventures culturelles (mais trĂšs sympathiques) nous voilĂ Ă Ban Tha Pane, village oĂč se cĂŽtoient les trois ethnies, car câest un petit poumon Ă©conomique local du fait de lâaccĂšs par une unique route aux bassins naturels de Kuang. De superbes piscines naturelles couleur Ă©meraude qui invitent au bain. Avec dâaprĂšs notre guide un monde fou en milieu dâaprĂšs-midi. Mais cette fin de matinĂ©e Ă©tait vraiment agrĂ©able et hors du temps,
Au Laos il nâa faut pas oublier un dĂ©tail qui a son importance : il nây a dans ce pays quâune seule ligne de train, intĂ©gralement financĂ©e par la Chine đšđł, et utilisĂ©eâŠ.quasiment exclusivement par les chinois, pour qui câest presque un mĂ©tro. Donc il faut savoir programmer ses visites au mieux pour Ă©viter les hordes de touristes chinois en groupes trĂšs nombreux et bruyants. Certainement fort sympathiques mais trĂšs bruyants !
DĂ©jeuner champĂȘtre laotien et retour Ă Luang Prabang.
Cet aprÚs-midi aprÚs une pause à la fraßche, nous allons pouvoir repartir à la découverte de cette charmante ville.




















































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