Retour sur Pakseâ.
Nous avons pu commencer par la lente montĂ©e sur le plateau Boloven, 1400 mĂštres dâaltitude, oĂč les tempĂ©ratures nocturnes peuvent taquiner le zĂ©ro degrĂ© en janvierâŠcela paraĂźt dâautant plus curieux quâil faisait 34 dĂ©jĂ ce matin.
Superbes vues sur les chutes jumelles. On a Ă©vitĂ© lâattraction de la tyrolienne, Brigitte dĂ©faille rien quâen entendant le nom de cette activitĂ© ! DĂ©jĂ elle a eu beaucoup de courage pour sâapprocher des chutes jumelles Ă Tad Fane en marchant sur du grillage instable surplombant le vide.
Visite ensuite des cultures de thĂ© et de cafĂ©, le climat Ă©tant idĂ©al dans cette zone devenue protĂ©gĂ©e avec les derniers vestiges de la forĂȘt primaire.
Il y a plusieurs autres cascades sur tout ce territoire, mais pour des excursions dâune journĂ©e entiĂšre, et avec un thermomĂštre qui vers 17h00 tutoie les 37 degrĂ©s, nous allons Ă©viter.
Nous avons pu ensuite avec notre guide nous arrĂȘter plusieurs fois pour faire connaissance avec les villages dâethnies Alak, Nge et Katu. ces sociĂ©tĂ©s « non Lao » parlent une langue diffĂ©rente, seuls les enfants qui vont Ă lâĂ©cole (obligatoire de 6 Ă 12 ans) apprennent le Lao au moins « parlĂ© ». Ils vivent en quasi autarcie, dans un Ă©tat de dĂ©nuement et de prĂ©caritĂ© qui fait peine Ă voir, mais eux ont le sourire et se prĂȘtent au jeu de ces occidentaux en quĂȘte de tourisme Ă©thique qui prennent des photos. On est forcĂ©ment un peu mal Ă lâaise dans ces moments lĂ malgrĂ© lâaccueil chaleureux.
En rĂšgle gĂ©nĂ©rale le Laos đ±đŠ est pauvre. Un salaire de base pour des mĂ©tiers non qualifiĂ©s de 120 euros par mois, jusquâĂ 200 euros avec de lâexpĂ©rience et la possibilitĂ© de gagner jusquâĂ 400 euros en allant travailler en ThaĂŻlande. Du coup beaucoup privilĂ©gient le travail indĂ©pendant, la « dĂ©brouille », avec une entraide familiale trĂšs prĂ©sente dans une cellule soudĂ©e.
Allez! AprĂšs dâun bon cafĂ© torrĂ©fiĂ© sur place, lâarrivĂ©e au Champasak Grand HĂŽtel, la piscine et un bon restaurant , on oublie un peu le quotidien de cette sociĂ©tĂ© encore trĂšs rurale et qui voit surtout passer des chinois et des vietnamiens qui ont compris le potentiel de ce territoire.















































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