DĂ©part assez tĂŽt pour aller dans un premier temps visiter les hĂ©ritages des Khmer, en particulier Wat Phou. Reconnu par lâUNESCO patrimoine mondial de lâhumanitĂ©, Wat Phou est un temple prĂ©-angkorien spectaculaire situĂ© au milieu des riziĂšres et des voies navigables du sud Laos.
Lâensemble des bĂątiments religieux actuels ont Ă©tĂ© construits entre les xie et xiie siĂšcles par les Khmers qui administrĂšrent cette partie du Laos pendant une grande partie de lâempire Khmer.
AprĂšs un second Ă©difice au ixe siĂšcle, associant dĂ©jĂ un sanctuaire et des ouvrages hydrauliques, le temple visible actuellement fut construit au xiie siĂšcle en mĂȘme temps quâune retenue dâeau (baray).
Par la suite, Vat Phou devint un sanctuaire boudhiste trĂšs vivant et lâest restĂ© jusquâĂ nos jours : chaque annĂ©e, en janvier ou fĂ©vrier, le 15e jour de la lune croissante du 3e mois, a lieu un pĂšlerinage qui attire de nombreux fidĂšles laotiens coĂŻncidant avec la fĂȘte bouddhiste du Makha Busa.
Nous traverserons ensuite Champasak, avec ses rues bordĂ©es de bĂątiments coloniaux français, pour passer ensuite avec le vĂ©hicule sur un improbable bac fait de 3 jonques rouillĂ©es plus ou moins bien assemblĂ©es par des planches branlantes disjointes, animĂ© par un vieux diĂ©sel pĂ©taradantâŠaucun gilet, aucune rambarde, juste une voiture sur trois planches voguant sur le MĂ©kongâŠ.aucun gilet secours..đ !
Nous sommes arrivĂ©s sains et saufs Ă Khong Island, la plus grande Ăźle du sud du Laos, et le dĂ©but de cette rĂ©gion appelĂ©e « rĂ©gion des 4000 Ăźles ». Cette zone, aussi appelĂ©e Siphandon en langue Lao, est lâendroit oĂč le MĂ©kong sâĂ©tend sur 14 kilomĂštres de large et abrite des milliers dâĂźles entre ses cascades et ses rapides.
Demain nous partirons à la découverte de certaines de ces petites ßles dont la plupart sont inhabitées.

































Le sucre de palme est un Ă©dulcorant naturel issu de la sĂšve des fleurs de divers palmiers, notamment le rĂŽnier. La sĂšve est rĂ©coltĂ©e, filtrĂ©e, puis cuite lentement pour se transformer en sirop, pĂąte ou sucre cristallisĂ©, avec un indice glycĂ©mique bas (<30). Les artisans grimpeurs incisent les fleurs mĂąles ou femelles pour recueillir la sĂšve dans des bambous, souvent Ă l’aube. La sĂšve est filtrĂ©e et cuite durant plusieurs heures (environ 3h) pour Ă©paissir, puis battue pour cristalliser.







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